anxiété de la rentrée

La fin des vacances approche et, avec elle, le retour du réveil, du travail, des études, des transports, des rendez-vous et des différentes obligations du quotidien. Pour certaines personnes, cette période s’accompagne d’un regain d’énergie. Pour d’autres, la rentrée est synonyme de stress, d’irritabilité ou d’une véritable sensation d’angoisse.

Cette anxiété de la rentrée peut apparaître quelques jours avant la reprise, mais aussi au moment de retrouver son rythme habituel. Difficultés à dormir, boule au ventre, fatigue, impression d’être déjà débordé(e) avant même d’avoir commencé, le retour à la routine n’est pas toujours aussi simple qu’il en a l’air.

Alors, pourquoi la reprise peut-elle être aussi difficile à vivre ?

Pourquoi la rentrée peut-elle provoquer de l’anxiété ?

La rentrée représente avant tout une transition. Pendant les vacances, les horaires sont généralement plus souples, les contraintes moins nombreuses et les journées organisées différemment. Puis, parfois en l’espace de quelques jours, il faut retrouver un rythme beaucoup plus structuré.

Ce changement demande un véritable effort d’adaptation.

Il faut de nouveau se lever à heure fixe, gérer les horaires, reprendre les transports, répondre aux sollicitations professionnelles ou universitaires, organiser les tâches quotidiennes et parfois jongler avec plusieurs responsabilités en même temps.

La rentrée peut ainsi donner l’impression que toutes les obligations reviennent simultanément. Cette sensation est particulièrement forte lorsque l’on regarde l’ensemble de ce qui nous attend : les semaines de travail à venir, les dossiers à terminer, les rendez-vous déjà prévus ou encore les objectifs que l’on s’est fixés pour les prochains mois.

Face à cette accumulation, le cerveau peut avoir tendance à traiter toutes ces tâches comme si elles devaient être gérées immédiatement. Résultat : alors que la reprise vient à peine de commencer, on peut déjà avoir l’impression d’être dépassé(e).

Stress de la rentrée : pourquoi le corps réagit-il aussi ?

L’anxiété de la reprise ne se manifeste pas uniquement par des pensées. À l’approche de la rentrée ou pendant les premiers jours, certaines personnes peuvent ressentir :

  • des difficultés à s’endormir ou des réveils nocturnes ;
  • une sensation de boule au ventre ;
  • des tensions musculaires ;
  • des maux de tête ;
  • une irritabilité inhabituelle ;
  • des difficultés à se concentrer ;
  • une accélération du rythme cardiaque ;
  • une fatigue importante malgré les vacances.

Ces manifestations peuvent être déstabilisantes, notamment lorsque l’on pensait revenir reposé(e).

Pourtant, reprendre un rythme plus soutenu sollicite à nouveau les capacités d’attention, d’organisation et d’adaptation. Le sommeil doit parfois lui aussi se réajuster après plusieurs semaines avec des horaires différents. Il est donc possible de se sentir momentanément plus fatigué(e) ou plus tendu(e) lors de la reprise, sans que cela signifie nécessairement que quelque chose ne va pas.

Pourquoi ai-je l’impression d’être débordé(e) dès la reprise ?

À la rentrée, une tentation fréquente consiste à vouloir tout remettre en ordre immédiatement.

Répondre à tous les e-mails accumulés. Reprendre le sport. Réorganiser son alimentation. Ranger la maison. Préparer les prochaines semaines. Être efficace au travail dès le premier jour. Reprendre les bonnes habitudes abandonnées pendant l’été.

Bref, lundi matin à 9 h, on est censé avoir repris le travail et repris sa vie en main. Rien que ça ! sealed

Cette accumulation d’objectifs peut paradoxalement renforcer le stress de la reprise. Au lieu de simplement retrouver progressivement son quotidien, on se retrouve avec une longue liste de choses à accomplir pour avoir l’impression d’avoir « bien commencé » l’année. Or, retrouver son rythme demande parfois plusieurs jours, voire quelques semaines.

Il peut être plus réaliste de distinguer ce qui nécessite réellement une attention immédiate de ce qui peut attendre. Tout n’a pas besoin d’être réglé pendant la première semaine de septembre.

Comment reprendre progressivement son rythme après les vacances ?

L’objectif n’est pas nécessairement de faire disparaître toute anxiété avant la rentrée. Une certaine tension face à un changement de rythme peut être normale.

Il est en revanche possible d’éviter d’ajouter de la pression à une période qui en comporte déjà beaucoup.

Se concentrer sur les premiers jours plutôt que sur les prochains mois

Lorsque l’on pense simultanément à tout ce qui nous attend jusqu’à Noël, la reprise peut rapidement sembler insurmontable.

Ramener son attention à une période plus courte permet de rendre les choses plus concrètes : qu’est-ce qui doit réellement être fait aujourd’hui ? Cette semaine ?

Le reste pourra être organisé progressivement.

Ne pas exiger immédiatement le même niveau d’efficacité

Le premier jour de reprise n’a pas besoin d’être le jour le plus productif de l’année. Retrouver ses repères, prendre connaissance de ce qui s’est passé pendant son absence et réorganiser ses priorités font déjà partie du travail de reprise.

S’accorder quelques jours d’adaptation peut éviter de transformer une reprise normale en sentiment d’échec.

Conserver quelque chose d’agréable dans son quotidien

La fin des vacances ne signifie pas que toutes les activités agréables doivent disparaître jusqu’aux prochaines. Prévoir une sortie, un dîner, une activité appréciée ou simplement un moment sans obligation permet de ne pas construire une opposition trop rigide entre « les vacances où je profite » et « le reste de l’année où je dois être efficace ».

Le repos et les moments agréables ont aussi leur place dans le quotidien.

Et si ce n’était pas seulement la rentrée qui m’angoissait ?

Il existe cependant une différence entre avoir besoin de quelques jours pour retrouver son rythme et ressentir une anxiété importante qui persiste.

Si chaque dimanche soir provoque la même boule au ventre que la veille de la rentrée, si les difficultés de sommeil continuent plusieurs semaines ou si retourner au travail ou en cours provoque une détresse importante, il peut être intéressant de regarder ce qui se joue derrière cette anxiété. La rentrée peut parfois agir comme un révélateur.

Est-ce la quantité de travail qui semble difficile à gérer ? La peur de ne pas être à la hauteur ? Une situation professionnelle devenue pesante ? Des relations compliquées au travail ou dans les études ? Une pression personnelle particulièrement importante ? Dans ce cas, chercher uniquement à « mieux gérer son stress » ne répond pas toujours au véritable problème.

Comprendre ce que la reprise vient réactiver permet de travailler non seulement sur les manifestations de l’anxiété, mais également sur ce qui contribue à la maintenir.

Quand consulter pour une anxiété liée à la rentrée ?

Un stress ponctuel au moment de reprendre une routine n’est pas nécessairement inquiétant. Il peut simplement correspondre au temps nécessaire pour retrouver ses repères.

En revanche, lorsque l’anxiété devient envahissante, entraîne des symptômes physiques importants, perturbe durablement le sommeil ou donne envie d’éviter certaines situations, il peut être utile d’en parler.

Je suis Gracy Ruiz, psychologue clinicienne interculturelle à Toulouse, et j’accompagne notamment des adolescents et des adultes confrontés à l’anxiété, au stress et aux difficultés émotionnelles.

Si cette période de reprise génère chez vous une anxiété difficile à apaiser ou commence à peser sur votre quotidien, vous pouvez prendre rendez-vous directement via Doctolib ou me contacter pour toute information complémentaire.

psychologue anxiété Toulouse